La grange dimière

grange dimire 1Les chartreux édifient de vastes bâtiments agricoles destinés à recueillir le produit de la dîme (impôt en nature). La Grange Dimière de la Courrerie est le témoin majestueux de leur richesse. Mentionnée en 1549, elle est reconstruite en 1658. Cette véritable cathédrale agricole mesurait 22,5 mètres en façade, 35 mètres de profondeur, et 18 mètres de hauteur auquel il faut ajouter un niveau bas d’étables.

La Grange Dimière subit un important incendie en 1906 et sa longueur est réduite de moitié. En 1993, elle est restaurée et transformée en lieu culturel. Classée monument historique, elle accueille depuis 1994 des expositions estivales d’art contemporain et de nombreuses animations culturelles. 

eglise2L’église Saint Christophe…

Un manuscrit conservé au monastère de la Silve Bénite, indiquait qu’une ancienne paroisse Saint Christophe existait en 1307. L’église s’élevait au hameau des Charpennes où il existe un champ toujours nommé l’Eglisier.

En 1760, les habitants de plusieurs hameaux obtiennent le rétablissement de cette paroisse. La reconstruction de la nouvelle église se fait au hameau du Pin (déjà mentionné en 1666), actuel centre du village. Elle sera terminée en 1769. L’église Saint Christophe abrite quatre très beaux tableaux. L’un provient de l’ancien monastère de la Silve Bénite.

La chartreuse Sainte Marie de la Silve Bénite…sylve_benite

Un modeste ermitage est créé en 1116 sur des terres données par le seigneur de Virieu. C’est le 3ème établissement de la Grande Chartreuse. En 1167, un illustre religieux le rejoint, le frère convers Thierry. Il est le fils naturel de l’empereur Barberousse, ce dernier ayant donné son nom au monastère après sa vision d’une main bénissant la forêt. Dès lors, la chartreuse connaît une importante expansion, au grand dam de la population locale. En effet, pour constituer leur désert (isolement édicté par la règle de Saint Bruno), les chartreux étendent leur territoire grâce à des dons seigneuriaux, en écartant les habitants et réclamant de nouveaux impôts.

Les biens des chartreux seront dispersés à la révolution et vendus comme biens nationaux en 1798. Les bâtiments du monastère seront laissés à l’abandon et pillés. De la chartreuse imposante (aujourd’hui propriété privée) ne subsiste qu’un élément du cloître du XVIIème, le logis abbatial et quelques bâtiments annexes