Chemins de randonnée

 

Le chemin de Saint Jacques de Compostelle

imagescal20mxm Le village du Pin est traversé par la via Gebennensis, route ancestrale de pèlerinage reliant Genève au Puy en Velay pour rejoindre la via podensis.
Balisé par la fameuse coquille, ce chemin est reconnu par Fédération Française de Randonnée Pédestre et est devenu le GR 65, duquel partent de nombreuses boucles de randonnées. imagescalnw1nl

VTT

NATURA VELO à CHARAVINES

La Grange Dimière
grange dimire 3

Les chartreux édifient de vastes bâtiments agricoles destinés à recueillir le produit de la dîme (impôt en nature). La Grange Dimière de la Courrerie est le témoin majestueux de leur richesse. Mentionnée en 1549, elle est reconstruite en 1658. Cette véritable cathédrale agricole mesurait 22,5 mètres en façade, 35 mètres de profondeur, et 18 mètres de hauteur auquel il faut ajouter un niveau bas d’étables.

La Grange Dimière subit un important incendie en 1906 et sa longueur est réduite de moitié. En 1993, elle est restaurée et transformée en lieu culturel. Classée monument historique, elle accueille depuis 1994 des expositions estivales d’art contemporain et de nombreuses animations culturelles.

Le Lac de Paladru

Le Lac de Paladru, de 400 hectares, est d’origine glaciaire. Son fond est relativement plat (profondeur 32 mètres). Il donne naissance à La Fure qui rejoint l’Isère à Tullins/Saint-Quentin.

le_Pin_vu_de_Bilieu

Le terreau des légendes du lac…

Les moines sont végétariens et le poisson est leur principale source d’alimentation. Ils cherchent donc un accès au lac, créant de vifs conflits avec la population d’Ars.

Vers 1175, le village d’Ars est mystérieusement détruit. Les moines ne manquent pas d’évoquer la colère divine vengeant les injures faites à ses serviteurs, et le pape donnera le territoire d’Ars aux chartreux en 1177. Ces évènements non expliqués sont le terreau des nombreuses légendes du lac : le pèlerin, les cloches, la dame Blanche….

Le premier village d’Ars, englouti dans le lac, a subi des effondrements de terrain suite à l’installation des vannes au déversoir du lac au XIXème. Les berges sont effondrées et les fouilles des vestiges archéologiques impossibles.

La chartreuse Sainte Marie de la Silve Bénite…

Un modeste ermitage est créé en 1116 sur des terres données par le seigneur de Virieu. C’est le 3ème établissement de la Grande Chartreuse. En 1167, un illustre religieux le rejoint, le frère convers Thierry. Il est le fils naturel de l’empereur Barberousse, ce dernier ayant donné son nom au monastère après sa vision d’une main bénissant la forêt. Dès lors, la chartreuse connaît une importante expansion, au grand dam de la population locale. En effet, pour constituer leur désert (isolement édicté par la règle de Saint Bruno), les chartreux étendent leur territoire grâce à des dons seigneuriaux, en écartant les habitants et réclamant de nouveaux impôts.

Les biens des chartreux seront dispersés à la révolution et vendus comme biens nationaux en 1798. Les bâtiments du monastère seront laissés à l’abandon et pillés. De la chartreuse imposante (aujourd’hui propriété privée) ne subsiste qu’un élément du cloître du XVIIème, le logis abbatial et quelques bâtiments annexes.